Tine me dit que je devrais écrire à la spy pour la mettre dans le contexte. Pascalinette n'a pas à se justifier devant un être humain qui ne peut faire preuve de plus de dicernement. Je suis parfaitement consciente que nos actes ou non-actes ont des répercussions directes sur les enfants. Mais depuis mon départ je ne crois pas avoir fait preuve de malice comme le paternel. L'idée de Tine d'écrire m'a simplement fait faire comme une rétrospective de tous les événements qui se sont déroulés depuis 18 mois. Quel enfer... Au travers des événements j'ai cependant appris à gérer mes émotions. Je n'appelle plus pour lui dire combien je le trouve trou du cul. Juste ça pour moi c'est déjà beaucoup car j'ai brisé ainsi le "pattern" qui nous unissait. C'est en coupant cette dynamique que je vais arriver à faire mourir cette relation. La spy hier de Francis a dit que nous ne nous étions pas encore laissés. Elle a sans doute raison d'une certaine façon. Robert cherche à entrer en contact avec nous Francis et moi car cela fait au moins deux fois à ma connaissance qu'il téléphone à la maison... lui continue de téléphoner moi je ne le fais plus depuis que je l'ai avisé que la police l'accueillerait s'il remettait les pieds chez moi. Mais reste que je rêve encore parfois au matin que nous faisons l'amour. Quelle connerie!
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À mon arrivée hier soir à la maison c’était la débandade. Tout pour me faire sauter une coche. La vaisselle trainant partout accompagnée d’un amoncellement de miettes. Le pot de Nutella ouvert depuis le matin accompagné de la pinte de lait. Toutes les lumières allumées. Vêtements traînant par terre, les bacs de recyclages encore sur le bord de la rue et les poubelles pas descendues… Les devoirs pas faits… même pas entamés. Tout pour me faire piquer une crise de larmes. Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir un enfant comme ça? Et on avait rendez-vous chez sa madame de la boîte à poux. Je tenais à lui parler du paternel qui se désiste, de la situation « scolaire » de Francis… Pour finalement me faire dire que peut-être que c’était de ma faute car monsieur a lui a dit que c’est moi qui ne voulais pas aller en médiation. Cette façon qu’il a de détourner la réalité à son avantage me tue. Finalement comme j’ai compris la patente c’est comme si tout était de ma faute. L’échec de notre séparation, les échecs scolaires de Francis, etc… Elle m’a dit que Robert et moi n’étions pas encore séparés… et pourtant je fais tout pour. Quand je suis arrivée à mon meeting je pleurais tellement. J’avais énormément de peine.. J’ai beau garder espoir me semble que rien n’avance vers du mieux. |